Deuil

Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 11:22

 

  • Normales et immédiates à l’annonce du décès

    • * Anxiété

    • * Agitation ou stupeur

    • * Hyperactivité « neurovégétative » : par exemple : sueurs, nausées,

       vomissements, tremblements, vertiges, tintements de cloches,
       
       gorge nouée, douleurs (tête, ventre, muscles), diarrhées, forte

       envie d'uriner (avec parfois perte des urines immédiatement),

       faiblesse musculaire, accélération du cœur (ou au contraire,

       ralentissement), pâleur extrême ou rougeur, sensation
        
       d'étouffement, perte de connaissance, …

      Cette hyperactivité est normale dans les quelques heures

      qui suivent l’annonce du décès ; elle devient pathologique

      si elle persiste ou se répète
      .
       

  • Pathologiques et favorisées par l’événement

    • * Pathologies d'adaptation au stress (="troubles

        psychosomatiques
      ") : douleurs multiples, crampes, nausées,

        vertiges, palpitations,…

    • * Réveil d'une problématique psychique antérieure (ex : dépression,

        trouble panique, troubles obsessionnels compulsifs, …)

    • * Décompensation de troubles psychiques préexistants mais non

         connus, car bien équilibrés (20% de la population française

         présente des troubles psychiques : des plus infimes (non

         suspectés par la personne, l'entourage ni même par son médecin)

         aux plus graves (hôpital psychiatrique à vie))

    • * Apparition ou aggravation d'une addiction : tabac, alcool, drogue,

         jeux, boulimie, …

 

Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 11:18

 

  • * Entretiennent des relations imaginaires avec le défunt

  • * Font des jeux autour de la mort et l’enterrement

 

  • * Leur expliquer que la personne décédée ne reviendra plus ;

       expliquer simplement les événements (sinon, ils vont les imaginer d’une

       manière qui peut être plus angoissante pour eux que le récit de la

       réalité)

  • * Partager avec eux ce que l’on vit : ne pas cacher ses émotions

  • * Les laisser parler de la mort, même si c’est dur à entendre

  • * Leur donner un objet en souvenir du défunt

  • * Leur dire qu’ils ne sont pas responsables (car ont un fort sentiment

      inconscient de culpabilité)

  • * Les informer que la mort n’est pas contagieuse

  • * Dire qu’on va continuer à aimer la personne disparue et qu’on ne va

       pas l’oublier

  • * Les faire participer à l’enterrement s’ils le souhaitent (environ 60%

      des enfants entre 2 et 8 ans sont maladroitement tenus à l’écart de tout

      rite funéraire bien qu’ils manifestent le désir d’y participer…)

  • * Ne pas négliger la difficulté particulière du deuil de l’adolescent, qui

      est déjà en deuil de l’enfant qu’il était il y a peu…

 

Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 11:14

Et comment s’aider soi même dans cet accompagnement

 

  • * Pas de tabou : parler et reparler de la personne décédée (mais ne pas forcer)

  • * Contact physique à favoriser (ne serait-ce que tenir la main ou poser sa main sur l’épaule)

  • * Exprimer son propre chagrin

  • * Aider la personne à s’occuper d’elle-même

  • * Demander en quoi on peut l’aider : proposer de l’aide ; ne pas l’imposer. Prendre conscience qu’on ne peut pas aider quelqu’un contre son gré.

  • * Ne pas juger

  • * Ne pas plaindre

  • * Ecouter (les paroles et les silences)

  • * Etre avec elle dans la durée : période critique entre 2è et 6è mois ; être attentif à la date anniversaire de la perte

  • * Respecter le besoin d’être seul, tout en manifestant une certaine disponibilité

  • * Ne pas donner de conseil qui n’a pas été sollicité, sauf un : suggérer de différer les décisions majeures (changement de travail, déménagement,….) prises dans les premiers mois du processus de deuil, car il y a dans cette période là, altération de la perspicacité du jugement.

  • * S’attendre à l’ingratitude de la personne accompagnée ; n’attendre aucune reconnaissance ; au contraire, les reproches (plus ou moins clairement exprimés) sont monnaie courante

  • * Ne s’engager que sur ce qu’on peut tenir

  • * Se ménager un temps personnel ; avoir un lieu d’écoute pour soi. Prendre pour soi, apparemment égoïstement, permet de mieux donner, en particulier sur la durée…

Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 11:09

 

Principalement parce qu’il est moins connu et reconnu qu’autrefois :

 

  • * Dans notre société actuelle, la mort arrive le plus souvent dans les hôpitaux (70% des décès se passent en milieu hospitalier), donc loin de soi ; on a du mal a en parler et les professionnels médicaux et paramédicaux souvent aussi. Et quand on ne parle pas de mort, on ne parle pas de deuil. Un espoir : grâce aux services de soins palliatifs, les hôpitaux deviennent plus compétents dans cet accompagnement dans la mort et le deuil. Mais l’espoir est souvent déçu : du fait d’un personnel réduit, l’accompagnement l’est aussi par manque de temps à consacrer aux patients en fin de vie et aux familles.

  • * Le rituel de la veillée funèbre est le plus souvent abandonné ; or c’est un lieu de prise de conscience, d’échange, de soutien, de reconnaissance sociale dans le statut d’endeuillé.

  • * Quelques fois, des membres « fragiles » de la famille sont écartés des enterrements, ce qui rend difficile pour eux le fait de sortir du déni.

  • * Notre société admet quelques jours de passage à vide suite à un décès, mais guère plus, surtout dans le milieu professionnel, ce qui entraîne un sentiment de culpabilité de la part de l’endeuillé lorsqu’il ne parvient pas à refaire surface alors que l’entourage l'accable avec des formules comme : « ressaisis-toi ! ».

  • * Le deuil ne s’affiche plus par la tenue vestimentaire et l’endeuillé peut se sentir obligé de faire bonne figure alors qu’à l’intérieur, c’est un cataclysme qui se produit.

  • * Au bout de quelques mois, la souffrance perd son caractère public pour les proches qui ont apporté leur soutien : période critique entre le 2ème et le 6ème mois après la perte, alors que la douleur de l’endeuillé peut connaître un pic. En plus, peut s’ajouter la sensation d’être abandonné par ses proches.

Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 11:06

 

     Parce que s’il n’est pas fait,


une épreuve ultérieure de la vie
peut faire ressurgir la douleur de la perte comme au 1
er jour,


ce qui va accentuer parfois dramatiquement le vécu négatif des difficultés à surmonter.

Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 10:36

 

 

  • # Personnes à risque de deuil pathologique

             * Maladie chronique physique ou psychique


             * Antécédent de pathologie psychique

             * Troubles de la personnalité (personnalité dépressive, dépendante, histrionique, obsessionnelle…)

             * Dépendances (alcool, jeu, …)

             * Immaturité

             * Perte d’un être cher « secret » : 

               - perte de l’amant ou de la maîtresse : comme la relation était cachée à l’entourage,

                 la perte ne peut pas être reconnue ou validée, ce qui va compliquer le travail de deuil.

               - deuil après une fausse couche si la grossesse n’était pas connue de l’entourage,

                 ou même après une interruption volontaire de grossesse : les émotions sont toujours ambivalentes

             * Deuil suite à un suicide, décès d’un enfant par accident alors qu’on en avait la garde,

             mort subite du nourrisson : situations où le sentiment de culpabilité peut être très déstabilisant


             *
Deuil suite à un décès qui a provoqué ou réveillé des dysfonctionnements majeurs dans la famille

             (par exemple : une fratrie qui se déchire à cause d’un héritage…)

 

  • # Personnes isolées : attention entre le 2è et le 6ème mois,


    quand l’entourage
    commence à relâcher son attention vis à vis de la personne endeuillée




    # Absence apparente de deuil
    (ne s’applique pas aux enfants de moins de 4 ans :

     pas de prise de conscience que la mort est irréversible).

 

  • # Durée « inhabituelle » du processus de deuil

             * Si symptomatologie dépressive de plus de 2 mois


             *
Si « mal être chronique» de plus d’un an

 


  • # Apparition ou renforcement d’une mésentente conjugale

       (par exemple, par incompréhension des différences homme-femme

       dans le travail de deuil suite au décès d’un enfant)

       


  • # Autres situations

             * La personne endeuillée se pose la question de l’éventualité d’une aide


             *
L’entourage lui fait remarquer que son deuil ne suit pas un cours « normal »


             *
Impression d’être bloqué dans le processus de deuil

             ou dans une émotion (colère, tristesse, sentiment de culpabilité,…) et incapable d’avancer


             *
Répétition de relations nocives ou d’accidents (mineurs ou majeurs)

             ou instabilité sur le plan affectif ou sexuel


             *
Simplement pour vérifier que le travail de deuil se fait « normalement »

Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 10:31

 

  • # Reconnaître la réalité de la perte et son caractère définitif.


  • # Ne pas fuir ce qui rappelle cette perte ; y faire face.

       C’est le
    principe de l’exposition répétée et progressive pour atténuer les souffrances :

                  par exemple, regarder et toucher les objets ayant appartenu au défunt…


  • # Transformer les liens avec le défunt : faire en sorte de l’accueillir

    définitivement en soi :


    • * Recenser un maximum d’éléments de ce qui a été vécu

         avec le défunt (dans les détails) ;

         prendre des notes et attention à être le plus objectif possible.

    • * Choisir des souvenirs d’avant la perte : les bons moments, les

         qualités (et les défauts, pour
      ne pas idéaliser le défunt)

    • * Préciser ce qui reste en suspens (échanges inachevés, projets anéantis,….)

    • * Eventuellement écrire ce qui restait à dire

    • * Eventuellement choisir un objet symbolique :

         C'est une façon de garder un contact matériel avec le défunt.


  • # Prendre conscience des sentiments de culpabilité.


  • # Renoncer à un avenir commun.

Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 10:23

Ces étapes apparaissent dans l’ordre ou le désordre
et sont généralement
récurrentes

 

  • # Déni :

       - au moment où on est informé de la perte : "ce n'est pas possible"

       - plus tard : on se dit de temps en temps, un instant furtif qu’on va voir

         la personne au coin de la rue, qu’on va lui téléphoner…


  • # Colère : « c’est trop injuste ! Elle était trop jeune pour mourir…et si

        gentille en plus…». Cette colère déteint souvent, de manière plus ou

        moins durable, dans les autres domaines de vie.


  • # Tristesse : « je vais mourir de chagrin », …


  • # Marchandage : « j’aurais dû lui dire que je l’aimais… »,

        « si j’avais été là, il serait encore en vie … », …

        C’est une expression du sentiment de culpabilité.


  • # Acceptation de cette perte.



  • # Cadeau : on reçoit une récompense de la vie, suite au travail de deuil effectué :

        c’est comme une renaissance et on en sort grandi.


        Suite à la prise de conscience et l’acceptation de la précarité

        de tout ce qui fait notre vie,
       
        on devient à nouveau capable de s’attacher,

        comme un défi à cette précarité.


        Et chaque petit rien de notre quotidien peut devenir

        une grande aventure passionnante…

        « Fais des projets comme si la vie était éternelle

        et vis les comme si tu devais mourir demain. »

Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 10:09

 

 

  • # Le processus de deuil concerne

       les Réactions à la mort d’un être cher


       voir précisions dans l’article : « Détail des réactions

        normales et pathologiques dans le processus de deuil »

    http://psychotherapies-comportementales.over-blog.com/article-35047326.html




  • Par extension, le deuil peut concerner toute perte


        * personne (décédée ou partie)

        * animal

        * travail (mutation, licenciement, retraite,...)

        * amitié

        * amour

        * objet

        * valeur

        * idéal

        * capacité (physique ou intellectuelle),…


       Notre vie est parsemée de pertes,

       à commencer par la première lors de notre naissance :

       la perte du contact parfait dans le ventre maternel.



  • # Amène à la notion de « travail de deuil » : qui consiste à

       accompagner par une démarche active le processus

       naturel de deuil
    .

       Ce travail permet de donner progressivement du sens

       à ce qui vient de se passer.


Par Alfred SCHEUER - Publié dans : Deuil
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  • : Coaching Développement personnel Psychothérapie TCC Thérapies Comportementales et Cognitives Santé
  • : J'ai créé ce blog pour permettre aux non professionnels de la santé mentale : 1.d'identifier des pathologies psychiatriques chez eux-mêmes ou leur entourage, dans le but de demander de l'aide le plus tôt possible 2.d'apprendre à utiliser des techniques efficaces pour gérer les problèmes de la vie courante ou professionnelle, que ces problèmes soient d'origine psychiatrique ou non.
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